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Dernière mise à jour : 07-Jan-2006 Nous sommes le 21-08-2008 ; il est 18:06 . |
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SVI 04,
Chapitre 3 - Partie 4 : Le squelette des membres. I\ L’ichtyoptérygium. C’est un simple repli du tégument qui est soutenu par une formation squelettique. On en trouve de deux types :
On trouve la nageoire dorsale et la nageoire anale. Elles ont un rôle dans l’équilibration (stabilisateurs verticaux). La nageoire caudale. Les poissons nagent par ondulation du corps, de la tête vers la queue : la nageoire caudale permet ainsi d’augmenter la surface qui bat l’eau pour une meilleure propulsion. Ces nageoires disparaissent au passage à la vie terrestre. Celle qui subsiste le plus longtemps est la nageoire caudale.
Ce sont les nageoires pectorales et pelviennes. Elles ont un rôle de stabilisateurs et de freins grâce à l’orientation mobile à la base. Au départ, on a une structure complexe.
La base est large et fonctionne sur le principe des charnières.
On a une pièce qui prend appui sur la ceinture, elle est donc en relation avec la mâchoire. On a alors une grande mobilité (rotation de la nageoire dans toutes les directions de l’espace). Les nageoires vont acquérir un axe central osseux :
II\ Le Chiridium (ou chyroptérygium) = membre pentadactyle.
Le membre prend une fonction locomotrice. Il devient pluriarticulé pour amplifier la force et soulever le corps. On a trois segments.
Il est formé d’un seul os : l’humérus pour le membre antérieur et le fémur pour le postérieur. Cet os s’articule grâce au coude ou au genou.
Il est formé de deux os : le radius et le cubitus pour le membre antérieur, le tibia et le péroné pour le membre postérieur. Ces os s’articulent avec l’autopode grâce au poignet ou à la cheville.
C’est la main ou le pied. Sa structure est pluriarticulée et très complexe.
On a ensuite les os centraux (de 0 à 5 os). Enfin, on a 5 carpiens (pour la main) ou 5 tarsiens (pour le pied).
Remarque : Le nombre de cinq doigts est un phénomène secondaire. Au début, chez certains amphibiens on trouvait neuf doigts. La main humaine est assez primitive, ce qui lui laisse une grande possibilité évolutive.
On a trois types de membres.
· Le membre antérieur : il effectue une rotation de 90 degrés vers l’arrière : l’humérus est toujours vers l’avant mais l’angle zeugo-stylopodique est maintenant dirigé vers l’avant. · Le membre postérieur : il effectue une rotation vers l’avant, le fémur est toujours vers l’avant mais l’angle zeugo-stylopodique est dirigé vers l’arrière. Remarque : Les os du zeugopode se croisent pour ramener les mains vers l’avant : c’est la pronation. Celle-ci est en général permanente chez les mammifères. Chez les primates, la possibilité de décroiser les os s’appelle la supination.
Les adaptations touchent surtout au mode de locomotion.
La marche se fait sur la plante des pieds, tout l’autopode repose sur le sol (exemple : l’Homme). L’autopode est court et le métapode est bien développé. Cette adaptation permet la marche. Celle-ci se perfectionne chez l’Homme grâce à la bipédie et sert à l’assouplissement de la démarche. On assiste à la création d’une voûte plantaire sous chaque pied. Le pied repose sur trois zones : le talon, le pouce (gros orteil) et le petit orteil.
L’accélération de la locomotion (trot ou course) se fait par un allongement des membres (plus grandes enjambées) et par une diminution de la surface au sol. Cette diminution se fait par le soulèvement de l’autopode. Pour cette digitigradie, le basipode et le métapode se redressent ; le talon est haut, au-dessus du sol. Seuls les doigts (acropode) touchent le sol.
Dans ce type de membre, on parle de digitigradie onguligrade ou d’onguligradie. On a un redressement de l’acropode. Tout l’autopode se soulève. Seule l’extrémité des doigts touche le sol par la phalangette. C’est la caractéristique des ongulés. De plus, on a la formation de sabots. Le doigt 1 disparaît toujours et on a au maximum quatre doigts par patte. On a deux lignées distinctes.
L’axe du membre passe par le doigt 3 (ordre des périssodactyles : zèbres, chevaux, tapirs). Ce doigt 3 est toujours plus développé que les autres. Les tapirs ont quatre doigts à l’avant et trois doigts à l’arrière (le doigt 5 disparaît). Les chevaux n’ont plus que le doigt 3 avec un sabot. Parallèlement à la disparition des doigts, les pièces osseuses disparaissent : on a une simplification de l’autopode. Il reste des vestiges des métapodes 2 et 4 sous forme de stylets.
L’axe du membre passe entre les doigts 3 et 4. Chez l’hippopotame, les quatre doigts touchent le sol. Chez les autres espèces, on a une réduction des doigts externes (2 et 5) :
On a une fusion progressive des métapodes 3 et 4 (è l’os canon) : c’est une caractéristique des paraxoniens (les arctiodactyles).
On trouve cette adaptation chez des reptiles fossiles (ère secondaire).
Pour former l’aile, on a un rééquilibrage en longueur des trois segments. Le cubitus est le plus développé par rapport au radius. On a un allongement de l’autopode, l’humérus diminue. Cette adaptation se fait aussi par une disparition des doigts. Le 1 est visible par ses vestiges, les 2 et 3 sont bien développés (ils portent les plumes). Le membre postérieur s’adapte aussi à cette locomotion. Pour supporter le choc de l’atterrissage, le fémur devient horizontal, la cheville se rigidifie par des soudures, l’articulation passe au milieu de l’autopode et donne un os unique qui se soude sur le tibia : le tibiatarse. De plus, le métapode se soude en un os avec le reste du tarse : le tarsométatarse. Seuls les doigts restent libres.
Les doigts deviennent prépondérants (seul le doigt 1 se réduit : il permettra de s’accrocher au sol). Ces doigts vont soutendre une membrane (expansion tégumentaire) : le patagium.
On trouve cette adaptation chez les mammifères cétacés. Ils ont une dynamique caudale qui assure la propulsion. Cette dynamique entraîne une régression de la musculature latérale : il ne reste qu’une musculature dorso-ventrale en relation avec la nageoire caudale horizontale. Les membres postérieurs disparaissent. Les membres antérieurs donnent des palettes natatoires. Tous les os de ces membres s’élargissent et se raccourcissent (dans la longueur) : l’humérus est court et large, le cubitus et le radius sont courts et longs. On a une simplification du basipode. Les cinq doigts sont hyper-phalangés (jusqu’à 21 phalanges). Toutes les articulations sont bloquées et des cartilages s’accumulent dans ces articulations sauf dans la basale.
Dans ce mode de locomotion, le membre est un ressort à compression. Les trois segments ont une longueur équivalente (allongementde l’autopode). Le système de saut est le même chez les grenouilles, les kangourous, les lièvres… On a toutefois deux modalités de saut (de réception) : - Chez la grenouille, sauteur quadrupède, la propulsion est réalisée par les membres postérieurs et la réception est assurée par les membres antérieurs. - Chez les kangourous, sauteurs bipèdes, propulsion et réception sont assurées par les membres postérieurs.
On a une disparition totale des membres.
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