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Dernière mise à jour : 07-Jan-2006 Nous sommes le 29-08-2008 ; il est 10:45 . |
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BGU 03, Chapitre 4 , La neurohypophyse.
Généralités.
L’antéhypophyse a un rôle endocrine. La neurohypophyse reçoit des neurones neurosécréteurs longs provenant du noyau supra optique et du noyau para ventriculaire. Cette structure reçoit du sang de l’artère hypophysaire inférieure. L’artère hypophysaire inférieure va, dans la partie supérieure, former le système porte hypothalamo-hypophysaire puis aller vers l’adénohypophyse ; elle va aussi à la neurohypophyse et en repart par la veine efférente.
Les corps cellulaires des neurones neurosécréteurs sont situés dans les noyaux supra optique et para ventriculaire. Ils reçoivent des informations des centres supérieurs : il y a synthèse de neuropeptides selon le processus suivant :
Quand le corps cellulaire reçoit l’information, la membrane plasmique est dépolarisée et donne naissance à un potentiel d'action. Il y a fusion des membranes puis libération du contenu des granules. Deux familles de peptides sont synthétisées :
- ADH (hormone antidiurétique), formé par 9 acides aminés.
L’ADH est connue pour exercer des effets majeurs dans une cible dans le rein : le néphron (unité fonctionnelle du rein).
• Au stade I, le tube est vide puis se remplie d’une solution isotonique au plasma (300mOsmol).
Dans le cas des cellules épithéliales de grenouille, la membrane du coté de la lumière de la vessie est une muqueuse ; la membrane du coté opposé est une séreuse. Les transferts se font de la muqueuse vers la séreuse. On plante un cathéter dans la vessie disséquée d’une grenouille, on la remplie de ringer puis on la place en suspension dans le même liquide. Quand on ajoute un analogue à l’ADH, on observe une diminution du poids de la vessie. En cryogénie, la membrane épithéliale présente des canaux à eau (sous l’action d’ADH) : les aquaporynes. L’ADH est reconnue par un récepteur membranaire (V2). Quand elle se lie, on peut observer l’augmentation de l’activité de l’adénylate cyclase, grâce à une protéine-G. Cet accroissement d’activité donne la forme d’AMPc à cause de la phosphorylation de protéines qui permettent de transloquer les aquaporynes vers la membrane et de les y insérer.
L’ADH participe : -à l’établissement cortico-papillaire ; -à la mise en jeu des transferts d’eau (au niveau du tube contourné proximal, de l’anse descendante de Henlé et du tube collecteur de Bellini).
Au niveau du tube contourné distal, les cellules de la macula densa sont sensibles à la teneur en sodium dans la lumière du tube contourné distal. Au niveau de l’artériole afférente, on trouve les cellules sécrétrices de rénine qui sont au contact de l’endothélium de ce canal.
Si on réalise le branchement d’un cathéter sur la carotide d’un mammifère et qu’on lui injecte une solution hypertonique, il y aura une variation de moins de 2% grâce à la libération d’ADH qui permettra de compenser le manque d’eau.
De –30’ à 0’, c’est l’enregistrement des références. De 0’ à 30’, le noyau caudé entraîne une libération d’ADH constante alors que le septum latéral réalise une importante libération d’ADH.
Voir schéma plus haut.
Une augmentation de la température externe entraînera une augmentation de la production d’ADH alors qu’une diminution de la température provoquera un blocage de la synthèse d’ADH.
Une augmentation de la concentration en morphine et nicotine provoque un accroissement de la synthèse d’ADH.
L’alcool va inhiber la production d’ADH.
Une hypervolémie peut être induite par : une forte quantité de sel ou par une absorption d’eau élevée. • Au niveau central par des osmorécepteurs situés près des neurones à neurohormones. Il y a alors, au niveau de la neurohypophyse, libération d’ADH. Cette hormone, au niveau rénal, favorise la réabsorption d’eau (tube contourné distal, tube collecteur de Bellini) ? on parle d’antidiurèse.
Par des volorécepteurs situés au niveau de l’oreillette gauche qui informent le système nerveux central via des fibres empruntant la voie vagale. En retour, il y a un effet au niveau des cellules à rénine qui en réduisent la sécrétion. On observe donc : une diminution de rénine circulante, puis, une diminution d’angiotensine 1 qui entraîne la diminution d’angiotensine 2. Cette dernière diminution, au niveau de la zone glomérulée provoque un manque d’aldostérone arrivant au tube contourné distal. Il y a donc, chute de la réabsorption de sodium et de la natriurèse facilitée.
Le travail est réalisé sur des femelles homozygotes (atteintes) et sur hétérozygotes (« normales »). La consommation d’eau est plus élevée chez les homozygotes avant la lactation. Deux jours avant la naissance, on ajoute dans les deux lots la molécule « agoniste V2 » et ce, jusqu’au 10ème jour. L’agoniste, chez les homozygotes, entraîne la diminution de la prise d’eau jusqu’à des valeurs caractéristiques des hétérozygotes.
On observe une absence de synthèse d’ADH au niveau des noyaux para ventriculaire et supra optique. Dans le foie, le glucose est stocké sous forme de glycogène. L’AVP va se fixer sur des récepteurs membranaires de l’hépatocyte : les récepteurs V1 (à ADH) et forment un complexe hormone-récepteur qui va activer une enzyme membranaire (la phospholipase C ou PLC) par l’intermédiaire d’une protéine « G ».
Le glycogène va être fragmenté en glucose1P, transformé en glucose6P par une isomérase qui aboutit au glucose grâce à la glucose-6-phosphatase. Il y a une autre action extra-rénale. Au niveau central, il existe des neurones mettant l’AVP en jeu comme un neurotransmetteur (chez les axones courts se terminant vers l’éminence médiane). Dans les situations de stress, il y a accroissement de la densité en ADH. L’excédant de glucose venant de la néoglucogenèse peut être stocké en glycogène.
II\ L’ocytocine. Le complexe neurophysine-ocytocine est libéré et va :
On a une rate équipée d’une micro électrode captant les signaux parvenant des zones para ventriculaire ou supra optique ainsi qu’une autre micro électrode pour la stimulation. On lui place aussi un cathéter dans la jugulaire pour réaliser des injections. Sur la partie du bas, on a représenté l’activité des petits. La succion du mamelon (pression intramammaire) provoque une activité électrique sur un neurone à ocytocine.
Il y a une très forte augmentation du nombre de spikes avant l’éjection du lait.
Au niveau du mamelon, on trouve des récepteurs à la pression. Ils informent le système nerveux central par des fibres nerveuses sensorielles. En retour, il y a une réponse par activation des neurones à ocytocine (noyaux supra optique et para ventriculaire). Il y a donc libération d’ocytocine dans la veine sortant de l’hypophyse. L’ocytocine arrive aux glandes mammaires et stimule les muscles (fibres musculaires lisses) pour provoquer l’éjection du lait : c’est exemple de réflexe neurohumoral. Remarque : la prolactine favorise la synthèse de lait. Dans la paroi musculaire utérine, au niveau du col vaginal et du cervix, existent des récepteurs sensibles à la pression. Ces derniers envoient des potentiels d’action qui empruntent la voie sensitive par l’intermédiaire de la moelle épinière (voie spino-thallamique) pour arriver dans le mésencéphale qui touche les neurones à ocytocine. Cette hormone, par voie sanguine, arrive au niveau du myomètre où les fibres musculaires lisses se contractent. Chez les mammifères, ce réflexe neurohumoral est déterminant pour la mise-bas. Au terme de la gestation, le fœtus exerce une pression importante au niveau du cervix et entraîne le départ du message (potentiels d’action des récepteurs à la pression). Remarque : il a été montré dans les accidents où l’hypothalamus et l’hypophyse se dissocient qu’il est possible de sauver l’enfant mais qu’un accouchement normal est impossible car il n’y a plus d’ocytocine.
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