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Dernière mise à jour : 07-Jan-2006 Nous sommes le 21-08-2008 ; il est 18:05 . |
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SVI 02, Chapitre 3 : Les Antigènes. Un antigène est un élément étranger à un organisme qui entraîne chez celui-ci, une réaction immunitaire. Il existe deux grandes familles d’Ag : - Les xéno-antigènes : ce sont des Ag dont l'espèce est différente de celle de l’organisme attaqué. - Les allo-antigènes : ce sont des Ag qui font parti d’une même espèce (cas des greffes). I\ La notion d’épitope. Définition : c’est la partie d’un Ag qui est reconnue par un Ac. Elle est souvent petite (entre 12 et 18 AA). Certains épitopes sont plus reconnus que d’autres : on parle alors d’épitopes immuno-dominants (en général, ce sont les parties protéiques qui sont à l’extérieur). Notion de polyclonalité : on parle de sérum polyclonal quand ce sérum est composé de plusieurs Ac reconnaissant des épitopes différents mais portés par la même cellule. Les différents types d’épitopes : - Les épitopes séquentiels : c’est la partie de l’Ag en structure linéaire (12 à 18 AA qui se suivent). II\ Les réactions croisées.
L’Ac reconnaît une protéine contre laquelle il n’a pas été formé. Si la protéine A porte les épitopes a, b, c, d, e, f et g, les anticorps correspondant seront anti-a, anti-b, anti-c, ..., anti-g. Si la protéine B porte au moins, un même épitope que la A, il pourra y avoir réaction croisée. Cette réaction est aussi possible si l’épitope ne diffère que d’un AA. La partie de l’Ac qui reconnaît l’épitope s’appelle le paratope. III\ Affinité et spécificité.
Ag + Ac K1 est la constante d’association alors que K-1 est la constante de dissociation. K (constante d’affinité) = K1/K-1. 10^4 < K < 10^11. Quand K a une affinité de 10^4, celle est faible alors qu’une affinité de 10^11 est forte. L’affinité est la somme des forces d’attraction et de répulsion qui s’établissent entre le paratope et l’épitope. Remarque : la variation d’un AA peut fortement diminuer K.
La spécificité d’un Ac est la capacité de celui-ci à reconnaître un Ag (spécificité de l’Ag). L’avidité (d’un Ac pour un Ag) : dans certains cas (pour certaine Ig), on peut avoir une association de cinq Ac (Ac pentamérique : les IgM). Ce type d’association permet une meilleure fixation de l’Ag en ayant toutefois un K moyen. IV\ Immunogénicité et antigénicité.
Un haptène : c’est une petite molécule, de faible poids moléculaire (évidemment) qui n’est généralement pas de notre organisme mais qui est trop petite pour pouvoir déclencher une réaction immunitaire. Un haptène est donc antigénique mais pas immunogénique. Les haptènes peuvent être des sels de métaux lourds (Ni, Cr …), des substances végétales, des produits chimiques de synthèse (pesticides). On se sert d’eux (in-vitro) pour fabriquer des Ac aux pesticides.
Dans le cas de la réaction entre l’Ac anti-DNP et la BSA-DNP, seul l’Ac anti-DNP réagit Classement croissant des facteurs contrôlant l’immunogénicité :
Le système de l’adjuvant (mélange de substances) : cet adjuvant permet d’augmenter l’immunogénicité de l’Ag. On a deux manières d’action différentes. Il y a création d’une réponse immunitaire de forte importance (réaction inflammatoire) où l’Ag est piégé pour être présenté plus longtemps au système immunitaire : on a alors une augmentation de l’immunogénicité. L’adjuvant de Freund :
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