| Chapitre 4 : les Anticorps |
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| Écrit par Webmaster | |
| 05-03-2006 | |
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Immunologie : Chapitre 4 : Les Anticorps. I\ La bipolarité des Ig. Les Ig ont :
En réalité, on doit parler de fonctions effectrices. La partie commune :
On a donc une dualité de fonctions qui entraîne une dualité de structures. La réponse polyclonale donne une hétérogénéité à la réponse immunitaire. II\ Le modèle topologique des Ig. La structure des Ig a été découverte entre 1959 et 1962. Cette découverte a rapporté un prix Nobel à Porter et à Eldman. Porter a essayé de cliver (avec des enzymes) la molécule (l’Ig) pour en détermine les différentes fonctions. Eldman, lui, a voulu réaliser un déroulage de l’Ig.
On réalise une hydrolyse ménagée avec de la papaïne (à partir des Ig d’un lapin). On obtient alors trois fragments I, II et III :
On détruit tous les ponts di-sulfures (S-S), puis on ajoute de l’urée à 8M. La mise en contact avec l’urée va permettre le déroulage des parties en 3D. On obtient alors quatre chaînes :
Ces chaînes sont retenues par des liaisons non-covalentes mais très fortes. On fait ensuite une chromatographie de partage. On obtient le graphe suivant :
Ce graphe montre que l’on a une molécule symétrique.
Tableau présentant les résultats des réactions entre les sérums anti-H et anti-L avec les fragments Fab et Fc.
Quand on coupe avec de la pepsine, on obtient un fragment de 100Kda : ce sont les deux fragments Fab associés qui vont alors former le fragment Fab’2. Le fragment Fc est coupé en petits bouts qui rendent ce fragment invisible. III\ Régions constantes et régions hypervariables. On a deux types de chaînes L : les chaînes
Les protéines qui ont ce domaine sont de la grande famille des Ig. Le site de fixation de l’Ag se trouve sur la chaîne L et sur la chaîne H. On distingue trois zones hypervariables où se fait la fixation : ce sont les CDR1, CDR2, CDR3. D’un point de vue spatial, on a deux plans. Le premier plan est composé de trois feuillets IV\ Les différentes classes et sous-classes d’Ig. Les différences sont basées sur les chaînes H. On trouve :
Ces différentes Ig ont des chaînes dont les tailles, les poids, les charges et les compositions sont différents.
Ce sont les IgG les plus importantes (70 à 75% des Ig totales). Elles ont un poids moléculaire de 146Kda. Les IgG3 sont toutefois plus lourde car leur région charnière est plus longue. Ces IgG sont majoritaires dans la réponse secondaire. On note des différences entre les quatre sous-classes. On trouve deux ponts S-S chez G1 et G4, quatre de ces ponts chez les G2 et quinze ponts chez les G3. On trouve trois domaines constants sur la chaîne gama (3 CH). Leur localisation est intra et extracellulaire. Elles ont un rôle anti-bactérien.
Les IgM représentent 10% des Ig totales. Leur chaîne H pèse 65Kda. Ces chaînes H permettent de s’associer sous forme de pentamères (jusqu’à 970Kda). On les trouve seulement dans les compartiments extra-vasculaires. Elles permettent la destruction d’agents infectieux en majorité dans la réponse primaire. On trouve quatre domaines constants sur la chaîne µ (4 CH). Ces Ig sont très riches en oligosaccharides. Leur association en pentamère est possible grâce à la cystéine et à une chaîne J au centre. Il ne semble pas y avoir de liaison charnière. Remarque : ces IgM ont une avidité pour fixer l’Ag.
Elles représentent 15 à 20% des Ig totales. 80% de ces Ig sont monomériques et 20% sont sous forme de dimères (caractéristique spéciale à l’homme). On les trouve au niveau des muqueuses (salive, colostrum, lait, sécrétions trachéobronchiques et génitales) et de l’intestin. Leur poids moléculaire est de 385Kda sous forme de dimère A1 et A2. Ces Ig sont associées à une pièce sécrétoire qui leur permet d’être sécrétée. La chaîne J permet la formation des dimères. Les IgA se fixent sur les cellules épithéliales avec un récepteur qui est intégré par la cellule et qui va servir de pièce sécrétoire. On trouve beaucoup d’IgA1 dans le sérum et les IgA2 dans les sécrétions (seuls les dimères vont être excrétés). Ces IgA ont un rôle de protection des muqueuses.
Elles possèdent trois domaines et sont principalement situées sur les membranes. Elles devraient participer à la différenciation des Lb.
On les trouve peu dans le sérum (on en a plus chez les allergiques). Elles sont présentent sur les membranes cellulaires (basophiles). Les basophiles et les mastocystes peuvent fixer IgE puis sécréter des histamines quand les IgE sont activées. V\ La génétique de la diversité.
Preyer et Bernett donnent l’hypothèse que les deux parties sont synthétisées par deux familles de gènes différentes. Tongawa a eu un prix Nobel dans les années 80.
Le segment C correspond à la partie C. Les segments V, D, J constituent la partie variable. Dans une cellule qui ne produit pas d’Ac, on a une grande distance entre le premier V et le codon C. L’ADN des cellules productrices d’Ac présente une distance beaucoup plus faible. L’ADN des cellules produisant des Ac est différent des autres cellules. Les 95 premiers acides aminés de la partie variable sont codés par le segment V et les autres par le segment J. La partie constante est codée par un fragment C.
Ce phénomène a lieu dans les Lb où l’ADN est modifié : un fragment V s’associe à un fragment J puis à un fragment C grâce à une recombinase (enzyme).
La recombinaison a lieu pendant la fabrication d’un Lb.
Le changement de l’ADN a aussi lieu pendant la fabrication du Lb.
Chez les souris, il existe une faible diversité de chaînes En réalité, l’ADN est précédé d’un peptide signal :
Cette séquence leader permet l’entrée dans le RE. L’Ac va ensuite être transporté et deviendra membranaire ou sécrété. Le fragment L se trouve devant chaque fragment V1. Pendant la vie fœtale, les fragments V les plus proches de J1 semblent être préférés.
La chaîne légère est formée par les segments V et J. La chaîne lourde est synthétisée grâce aux fragments V, D et J.
Les mutations somatiques ont lieu presque tout le temps. Elle se déroule dans l’ADN qui code pour la partie du CDR (et généralement la troisième). Les mutations somatiques sont des changements d’un ou deux nucléotides. Ces mutations permettent une sélection des Lb qui ont une affinité de plus en plus importante. On observe beaucoup de ces mutations quand on a un passage d’un Lb à un plasmocyte (on parle de maturation d’affinité). VI\ Les gènes de la région constante des chaines H. Des Ig de types différents peuvent avoir la même partie variable. Une fois que celle-ci est sélectionnée, il peut y avoir des modifications de la partie constante. Un myélome est un cancer des plasmocytes (un lymphome est un cancer des Lb) : on peut avoir une multiplication importante mais toujours avec la même partie variable. Ce grand taux de cet Ac a pu trouver des IgM et des IgG avec la même partie variable. Le mécanisme de changement de chaîne H se fait après la recombinaison mais sans être dépendant.
Ces Ig ont la même partie variable : c’est une commutation de classe («switch »).
Chez la souris, on a plusieurs fragments C dans la chaîne H
Chez l’homme, on a la chaîne suivante :
On note la présence d’un codon stop entre chaque gènes (allèles). Les gènes C
Dans la transcription, on transcrit Cµ et C
On a donc des Lb qui portent une IgM et à la fois une IgD.
VII\ Ig membranaires et Ig sécrétées.
La seule différence est sur la partie C terminale. Les AA terminaux sont hydrophobes et servent à l’ancrage dans la membrane en formant des hélices
VIII\ La dynamique de la réponse avec anticorps.
Les anticorps ont pour origine les cellules souches de la moelle osseuse.
Ces quatre mécanismes se font en absence d’Ag. Ils vont ensuite quitter la moelle osseuse.
Les plasmocytes ont des RE et des Golgi très important (dans les tissus et les organes lymphoïdes secondaires).
Dans la réponse primaire, on a des IgM et dans la réponse secondaire on a plutôt des IgG qui permettent d’augmenter l’affinité. Ce changement d’affinité varie en fonction de la quantité d’Ag. Quand on a peu d’Ag, les Lb sélectionnés sont ceux qui ont la meilleure affinité qui fonctionnent et aussi avec de nombreuses mutations somatiques en réponse secondaire. |
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| Dernière mise à jour : ( 06-03-2007 ) |
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et le deuxième est composé de quatre des feuillets de même type. Ces deux plans sont liés par des liaisons S-S. Les régions variables sont situées en haut des petites boucles. Au niveau de la région charnière, on a beaucoup de proline et de cystéine qui permettent une grande flexibilité pour pouvoir fixer convenablement l’Ag. Les autres AA servent à maintenir la structure en place.

















