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Dernière mise à jour : 07-Jan-2006 Nous sommes le 21-08-2008 ; il est 18:05 . |
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BGU 03, TD 2, L’audition.
L’audition permet d’obtenir des renseignements sur le milieu extérieur grâce aux extérocepteurs de la cochlée (dans l’oreille interne).
Le stimulus adéquat est le « son » : une vibration des molécules du milieu (air, liquide, solide) qui est formée d’une énergie mécanique.
L’énergie est transmise de molécule en molécule avec une vitesse de 340m/s dans l’air, à 20°C. Le son est une variation de pression dans un milieu en fonction du temps.
Les ondes sonores sont des variations de pression entre une pression élevée et une pression basse
F = 1/T en Hertz.
II\ Caractéristiques de la sensibilité auditive. L’Homme n’est pas sensible à toutes les vibration sonores, seulement les vibrations comprises entre 20Hz et 20KHz. C’est le spectre audible moyen de l’Homme.
L’intensité seuil absolue se situe autour de 4dB pour l’Homme, pour une fréquence de 1KHz. Les seuils varient en fonction de la fréquence. L’oreille humaine possède une faible sensibilité pour les fréquences inférieures à 1KHz. Au-delà de 130dB, il y a sensation de douleur (c’est le seuil douloureux).
Le seuil relatif : intensité seuil différentielle qui est égale à 1dB
La sensibilité à la localisation du son permet l’orientation. Cette localisation est possible grâce à la différence de sensation qui atteint les deux oreilles.
Si le son est sur l’axe interaural, il arrive en même temps aux deux oreilles avec la même intensité. S’il est au-delà de cet axe, il atteint les oreilles de manière asynchrone et l’intensité sera différente. Le décalage dans le temps permet de localiser l’émetteur dans l’espace. La discrimination de sons est possible, avec au minimum, un délais entre les deux oreilles de 30µs ; soit, 3° au-delà de l’axe interaural. Le mode de localisation dépend de la gamme de fréquence. Pour des fréquences inférieures à 1,4KHz, le système nerveux trouve la localisation par un simple déphasage entre les oreilles. Si la fréquence est supérieure à 1,4KHz, le système nerveux trouve la localisation par la différence d’intensité du son qui arrive aux oreilles.
III\ La transformation de l’énergie vibratoire en stimulus efficace.
L’oreille comporte trois parties : l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne.
Chez l’homme, l’oreille externe sert a canaliser les sons vers l’oreille moyenne. Chez les autres mammifères, cette oreille peut être orientée pour faciliter la localisation des sons.
C’est une cavité remplie d’air qui constitue la « caisse » du tympan. Elle communique avec le pharynx par l’intermédiaire de la trompe d’Eustache (=soupape). Dans la cavité, on trouve une chaîne d’osselets : le premier, collé au tympan, est le marteau ; le second est l’enclume et le troisième est l’étrier qui communique avec l’oreille interne. Ce dernier est accolé à une structure qui limite l’oreille interne : la fenêtre ovale. Les osselets sont disposés en levier, ce qui permet d’obtenir un gain énergétique dans la transformation de l’onde sonore. La surface du tympan est quinze fois plus grande que la fenêtre ovale, ce qui entraîne un gain de 20dB.
C’est ici que sont localisés les récepteurs sensoriels. On les trouve au niveau de la cochlée (ou limaçon). La cochlée est constituée de trois canaux qui s’enroulent sur 2,5 tours (enroulement hélicoïdal). Deux de ces canaux sont appelés « rampes ». On trouve donc : Les rampes tympanique et cochléaire communiquent entre elles à l’apex de la cochlée : hélicotrème. Elles sont remplies d’un liquide, la périlymphe (
Les récepteurs sont des cellules ciliées, en rangées. De part et d’autre de l’étrier de Corti, on trois rangées de cellules ciliées internes et une rangée de cellules ciliées externes. Ces cellules sont fixées dans une membrane gélatineuse : la membrane tectoriale. Les cils des cellules ciliées sont baignés par l’endolymphe alors que la partie basse baigne dans de la périlymphe : il se crée alors une différence de potentiel de 80mV (endolymphe > 0 par rapport à la périlymphe). Le milieu interne des cellules ciliées présente une différence de potentiel de –90mV avec la périlymphe et –170mV avec l’endolymphe.
Ces vibrations sonores transmises au tympan sont ensuite transmises aux osselets. Quand les vibrations sont à la fenêtre ovale, elles atteignent la périlymphe vestibulaire, puis, tympanique, jusqu’à la fenêtre ronde. Le passage d’un milieu aérien à un milieu liquide provoque une atténuation des sons de 30dB. Les mouvements des liquides, au niveau des rampes, provoquent la déformation de la membrane basilaire par ondulation. Cette membrane est fléchie d’un côté ou de l’autre. Comme la membrane tectoriale est fixe, le mouvement relatif entre cette membrane et la membrane basilaire amène à une inclinaison des cils qui codent cette vibration sonore. Dès 1920, Von Beckésie a observé ces mouvements de membrane basilaire dont l’amplitude maximale de vibration de cette membrane est différente selon la fréquence : la partie basale a un maximum de vibration pour les fréquences élevées alors que la partie près de l’apex a son maximum de vibration pour les basses fréquences. On fait, on trouve que la membrane basilaire a une structure différente selon l’endroit où l’on se trouve.
On peut en déduire que les cellules ciliées n’ont pas de rôle particulier : c’est la membrane basilaire qui permet la vibration en fonction de la fréquence. Les cellules ciliées ont une structure électromécanique qui leur permet de rentrer en vibration selon la fréquence en fonction de leur constitution.
IV\ Codage de l’information dans les cellules ciliées.
Ces cellules sont ciliées (les cils sont appelés des stéréocils) et situées de part et d’autre des piliers de Corti (3 rangées d’un côté –externes- et 1 rangée de l’autre –internes-). A leur base, les cellules ciliées sont en connexion avec une fibre nerveuse afférente (récepteur de type 2). Cette connexion diffère entre les cellules ciliées internes et les externes. On trouve environ 10 fibres afférentes en contact avec une cellule interne
Le potentiel de membrane varie en fonction du mouvement des cils. S’ils sont inclinés dans un sens, on a une dépolarisation de la membrane de la cellule qui peut entraîner un potentiel de récepteur. Dans le cas d’un mouvement en sens inverse des mêmes cils, il y aura hyperpolarisation de la membrane de la même cellule. L’inclinaison des cils est un phénomène rapide : ces dépolarisations sont dues à un phénomène mécanique.
Quand les cils sont verticaux, les canaux sont légèrement ouverts à cause du potentiel de l’endolymphe (-170mV). Quand les cils s’inclinent, ici, vers la gauche, il y a ouverture des canaux K+ car la porte de chaque canal, qui est reliée à un filament élastique, s’ouvre plus (elle est reliée au cil précédent). Il va alors se créer un potentiel membranaire (dépolarisation).
Quand une cellule ciliée est dépolarisée, elle libère des neurotransmetteurs activateurs qui vont propager un PPSE puis, donner un potentiel d'action. Les mouvements vibratoires se traduisent par des bouffées de potentiels d'action.
Un récepteur (fibre afférente) répond à des fréquences particulières (hautes ou basses). Quand on enregistre une de ces fibres, on mesure la fréquence de décharge de potentiels d'action maximale pour une fréquence de vibration spécifique. La même fibre répond pour des fréquences proches de sa fréquence spécifique mais moins fortement. On observe donc : Le premier relais bulbaire est constitué des noyaux cochléaires. On trouve de nombreux relais : Au niveau de chaque cortex auditif, on a une information relativement complète venant des deux oreilles (la lésion d’un cortex n’entraîne pas de problème de surdité si l’autre est intact).
L’information devient de plus en plus complexe. Les courbes d’accord sont retrouvées mais s’amenuisent à cause de l’inhibition latérale. On trouve des aires qui correspondent aux sons complexes (langage) et à la compréhension. L’air de Broca, dans le cortex moteur (frontal), est aussi bien développée.
Pour un son où F<1400Hz, seul le déphasage entre les deux oreilles est utile pour la localisation. Le traitement est réalisé dès l’olive supérieure (dite médiane).
L’intensité des sons est traitée au niveau de l’olive supérieure latérale.
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