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Dernière mise à jour : 07-Jan-2006 Nous sommes le 05-07-2008 ; il est 04:02 . |
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BGU 01, Chapitre 2 : Histoire générale de la biosphère. I\ Précambrien et première manifestation de la vie.
L’atmosphère primitive s’est formée après l’accrétion de la Terre et un dégazage du manteau (-4,6 milliards d’années). L’O2 apparaît en mer mais passe en totalité dans l’atmosphère. Quand le taux d’O2 atteint 1% dans l’atmosphère, une partie de l’O2 libre peut se maintenir dans l’océan (ce qui se produit à –2,5 milliards d’années). On le sait car des oxydes de fer apparaissent dans les sédiments marins durant le protérozoïque. La teneur en O2 augmente fortement. A la fin du précambrien, la teneur en O2 est de 18% (contre 21% actuellement) et de 1mL/L dans l’océan.
La vie dépend de la présence de molécules organiques.
Trois hypothèses expliquent l’origine des premières molécules organiques. • La Panspermie : A ce moment là, de sont des ensemencements d’origine extraterrestres qui sont à l’origine de la vie sur Terre par leur accumulation dans les eaux anoxiques (sans O2). Les composants chimiques se rencontrent dans les nuages interstellaires ; dans le vide et à -260°C, on peut obtenir des molécules organiques. De plus, certaines météorites renferment des acides aminés, des acides nucléiques, des lipides et d’autres molécules organiques (comme dans les comètes).
L’assemblage d’acides aminés permet la formation de protéines avec la possibilité de reproduction à l’identique (de ce mécanisme). Fox, par expérimentation, à obtenu, à partir de plusieurs acides aminés, des proténoïdes (des protéines non biologiques). Les argiles ont pu catalyser la formation de macromolécules d’ARN par absorption de ribose, de phosphate et de bases nucléiques sur la surface des feuillets.
Les macromolécules doivent pouvoir s’auto organiser et croître pour donner des structures prévivantes, intermédiaires entre l’état chimique et l’état vivant. On a pu obtenir ceci par expérimentation.
Par un mélange de polypeptides et de nucléotides, on obtient des gouttelettes (2-500µm) : des coacervats capables d’absorber des glucides et des acides aminés pour croître : ces coacervats ont un métabolisme rudimentaire.
En partant de proténoïdes, Fox a obtenu des microsphères capables de croître et de s’entourer d’une membrane et même de bourgeonner.
On considère la vie présente quand une structure organique individualisée possède un métabolisme et peut se reproduire. Il existe deux types de critères :
Elles ressemblent à des bactéries actuelles. Elles sont connues de 3,8 milliards d’années jusqu’à 200 millions d’années. On trouve aussi des formes isolées ou associées de manière irrégulière (isuasphaera : la plus ancienne connue). On les trouve : en filaments ou en grappes sphériques.
Ce sont des micro-fossiles à membrane épaisse de forme plus ou moins sphérique présentant des bourgeonnements ou des pores (orifices) qui libèrent de nouveaux sphéroïdes (connus entre 3,6 milliards et 800 millions d’années). Ils sont cloisonnés diamétralement : on a une division par mitose.
Ce sont des masses calcaires avec une surface mamelonnée à aspect stratiforme ou formant des piliers ; ils présentent toujours une très fine lamination qui indique une croissance rythmique par encroûtement successif. Elles existent toujours (en Australie). Elles résultent de l’activité de cyanophycae qui piègent les sédiments et fixent les boues calcaires. Leur régime est autotrophe par photosynthèse (CO2 et H2 permettent la synthèse de matière organique). Les cyanophycae sont donc à l’origine du grand développement de l’O2 dans l’océan et dans l’atmosphère. Elles vivent sur les plate-formes marine peu profondes. Les premières sont apparues il y a 3,5 milliards d’années en Australie. Leur prolifération a eu lieu entre 2,5 milliards d’années et 600 millions d’années. Maintenant, elles sont en déclin.
Ils sont connus dans tous les boucliers anciens à partir de 800 millions d’années. Ils sont surtout connus par un gisement en Australie (-580 millions d’années) où l’on a trouvé 1500 spécimens appartenant à une trentaine de formes qui ne sont que des empreintes. Plus de la moitié de ces empreintes proviennent de cœlentérés (méduses, pennalutidés [fixés]). Les autres sont plus énigmatiques ; ils doivent être des ancêtres d’annélides, d’arthropodes et d’échinodermes.
II\ La vie au paléozoïque.
Entre le précambrien et le cambrien, il y a des événements fondamentaux : apparition de carapace et de coquille du fait de la concentration en O2 qui devient supérieureà 1mL/L d’eau. C’est le seuil à partir duquel les invertébrés vont extraire le carbonate pour former la coquille.
On a un développement de groupes très particuliers (faune primitive) qui n’ont pas de représentant actuel (sans descendance). Les schistes de Burgess (cambrien moyen, Canada) contiennent un peuplement très diversifié décimé par une crise : Achéocyates, Graptolites…
On note la présence de tous les groupes d’invertébrés actuels avec des formes primitives vivant sur une plate-forme :
Dans les schistes de Burgess, on trouve Pikaïa que l’on considère comme procordé. Les premiers vertébrés sont connus à la fin du paléozoïque inférieure ; par exemple, au silurien on a les agnathes, des poissons cuirassés (carapace osseuse).
On assiste à l’extinction des graptolites et à la régression des trilobites. C’est l’épanouissement et la diversification des céphalopodes (goniatites) et des brachiopodes (fixés ou pélagiques).
Il y a apparition des foraminifères et des échinides.
Deux flores se succèdent : une au dévonien (les psilophitales, dans les marécages) et une au carbonifère et permien (les ptéridophytes et les gymnospermes).
Divers groupes gagnent les continents, comme les crustacés géants (2 mètres de long) au dévonien, ils sont dans des eaux saumâtres. Au carbonifère, ils passent dans les eaux douces. Les gastéropodes et les lamellibranches passent aussi en eau douce.
Dès le dévonien, les poissons gagnent le milieu continental. Parmi les espèces qui franchissent la limite, on trouve : les dipneustes (dipterus) et les crossoptérygiens (nageoires articulées).
Au carbonifère supérieur se différencient les reptiles qui sont totalement libérés de l’eau grâce aux œufs adaptés.
III\ La vie au mésozoïque (Trias – Jurassique - Crétacé), 250MA-65MA. Les continents étaient largement recouverts par des mers peu profondes. Ces eaux étaient chaudes (10°C de plus que maintenant) et riches en ions (éléments chimiques). Le climat était donc doux et peu contrasté.
Les algues et les protistes prolifèrent. Le plancton était très abondant. On va avoir un développement de nouveaux cœlentérés (hexacoralliaires), de nouvelles pousses évolutives chez les mollusques (lamellibranches) adaptés à la vie récifale (rudistes). On observe aussi le développement de nouveaux céphalopodes : ammonites et bélemnites. Le phénomène arrive chez les brachiopodes et les échinides irréguliers).
On assiste à un renouvellement de la flore.
Les dinosauriens vont se diviser en deux lignées : Les reptiles peuplent les mers mais aussi les airs (ptérosauriens). Au jurassique supérieur, les dinosauriens triradiés donnent naissance aux oiseaux. L’animal intermédiaire est archéoptéryx. On n’en a trouvé que 6 dans le monde, et tous en bavière. Les écailles donnent les plumes.
IV\ Vie au cénozoïque : éocène, oligocène, miocène, pliocène (-65MA à presque actuel). La vie est profondément renouvelée. On le voit particulièrement en milieu marin : On peut aussi observer un épanouissement des gastéropodes. Les brachiopodes régressent et sont remplacés par les lamellibranches. Les céphalopodes sans coquille externe prennent la place des ammonites et des bélemnites. En milieu continental, on observe une diminution des gymnospermes au profit des angiospermes. C’est l’ère des mammifères et les reptiles sont en forte régression.
V\ Conclusion. • Les grands groupes apparaissent dans un ordre de complexité croissante (différent de la diversité).
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