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Dernière mise à jour : 07-Jan-2006 Nous sommes le 21-08-2008 ; il est 18:05 . |
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BGU 01, Chapitre 5 :
Six points chauds ont été mis en évidence : Notion de la ligne chaude : Cette notion a été faite pour expliquer l’alignement d’îles dans lequel on ne retrouve pas la logique du point chaud. Les points chauds sont fixes et les plaques bougent au-dessus. Le volcanisme de point chaud est de type alcalin. La matière chaude qui remonte est en fusion partielle, les basaltes sont riches en alcalins donc en calcium. Il y a trois voies d’expression des magmas de points chauds : Exemple de la ligne chaude des Açores : L’île de Fayal. Les alignements de points chauds.
L’alignement de point chaud le plus caractéristique est celui d’Hawaï. La nouvelle île d’Hawaï est « Lohï ». Toutes les trajectoires des points chauds forment un coude, mais pourquoi… En réalité, sur des schémas plus récents, on voit deux coudes. En Polynésie française, on a : la faille transformante des Galápagos, la faille transformante des îles marquises et la zone de fracture des Australes.
Etude des îles éteintes. Exemple de l’île d’Hiva Oa. On trouve des intrusions de produits différenciés alcalins (plagioclases de phonolithes qui forment le bouchon). Le volcanisme est arrêté depuis trop peu de temps pour avoir accueilli des coraux. Tant que l’eau est trouble à cause de l’érosion du relief, il n’y aura pas de corail. Quand ils s’installeront, ils formeront une couronne irrégulière autour de l’île.
Exemple de Tahiti-nui.
Autour de cette île double, il y a installation d’un récif frangeant influencé par l’érosion du volcan : on a deux cônes volcaniques éteints. A Tahiti-nui, l’érosion a dégagé des roches intéressantes de la caldera. Ces roches sont différenciées à partir d’un magma alcalin et sont en deux ensembles superposés : Localement, on a des roches ultrabasiques, riches en fer et magnésium. Ces volcans sont posés sur une croûte océanique qui se refroidie et perd du volume : elle devient plus dense et donc, s’enfonce. Après l’érosion, il y a enfoncement de l’île à cause du vieillissement de la croûte. Les atolls et les guyots ont quand même des hauteurs très importantes bien qu’ils soient sous l’eau : Hawaï (île de point chaud) comme à 5000 mètres de profondeur et atteint 4208 mètres d’altitude, soit 9208 mètres au total ! L’atoll de Mururoa : organisation.
Le substratum est à plus de 200 mètres de profondeur. Les forages montrent qu’il n’y a pas les mêmes choses en surface qu’en profondeur. Sur les parties extérieures de l’atoll, les coulées de coraux sont attaquées par la mer. Le lagon présente des débris amenés par de grandes tempêtes ou des cyclones. Au centre, les calcaires sont fins (en vert : dolomite). Dans les carbonates profonds, on a de l’eau salée à composition d’océan profond avec peu de nutriments : eaux oligotrophes.
L’équilibre d’un atoll : fonctionnement.
Après de fortes pluie, la formation d’une bulle d’eau douce bloque le passage de l’eau de surface par infiltration. Quand les communications sont fermées, la bulle d’eau douce encercle l’île et empêche le renouvellement de l’eau du lagon : le volume d’O2 libre décroît fortement au cours du temps. Les premiers touchés sont les prédateurs (tout ce qui bouge). Les morts vont sédimenter et la matière organique va être dégradée. Les os vont libérer du PO4 qui s’accumule. Le reste de la matière organique donne du kérogène. Le PO4 pourra ensuite être utilisé en gisement comme actuellement sur l’île Nauru.
- Stade presque atoll : récif frangeant et récif barrière. Enfouissement de la pointe du volcan. Si la mer monte trop vite par rapport à la croissance des coraux, ces derniers vont mourir et on passe au stade guyot. Un volcanisme de point chaud vivant : La Réunion. (Océan Indien).
On a trois dorsales avec un point commun : le point triple de Rodrigue. Le point chaud de la réunion. L’île de la Réunion est différente du département de la Réunion (Iles éparses) : La réunion est une île construite sur une croûte océanique avec une dorsale qui bégayait. On y trouve deux volcans adjacents : un froid, éteint (le piton des neiges) et un actif (le piton de la fournaise). On y voit les traces d’éruptions de basaltes alcalins à phénocristaux d’olivine, ce qui traduit la présence de magmas de plus en plus sous-saturés. En profondeur, ce volcan a un diamètre de 190km.
Les laves arrivant en surface sont des basaltes alcalins peu différenciés. Débit de magma au cours des ans :
A Maurice, il y a plus d’activité, donc, allègement et refroidissement. La densité va augmenter et l’anomalie se resserre autour de l’île. Pour expliquer ceci, la sismique est d’une grande aide. Elle permet de mettre en évidence que la croûte océanique est épaissie par-dessous. Cet épaississement augmente la cristallisation des magmas basaltiques alcalins produits par le point chaud. On trouve entre 3 et 4 kilomètres de gabbros sous la croûte océanique portant l’île Maurice. La cristallisation de basaltes alcalins non différenciés permet la formation de gabbros : c’est un phénomène de placage magmatique ou « underplatting ». Quatre destinées des basaltes alcalins :
Une faille normale favorise l’accumulation de magmas dans la chambre magmatique superficielle pour la cristallisation d’olivine. Plateau océanique des Iles Kerguelen et de l’Atlantique nord. Histoire de l’océan indien. Les points chauds commencent par donner de grands épanchements volcaniques. Au début, le point chaud est très énergétique et donne : des Trapps (sur le continent) ou des plateaux océaniques (dans l’océan).
Le modèle serait parfait s’il n’y avait pas une exception : le trapp de Norilak en Sibérie n’a pas ouvert le continent et pourtant, c’est le trapp le plus volumineux (limite permien/trias). : La trace de l’île de la Réunion est elle un alignement de point chaud ou un plateau océanique ? On ne sait pas car l’origine est la même. Plateaux océaniques. Les plateaux océaniques représentent 30% de l’océan mondial. Kerguelen/Heard. Il mesure au moins 2200 kilomètres de long (45° à 63° de latitude) et 400 à 500 kilomètres de large. Les Iles Kerguelen : ce sont quatre édifices volcaniques successifs. La trace du point chaud des Kerguelen est la ride des 90°E (Nornantest) jusqu’en Inde où ce point chaud a donné les trapps du Rajmahal.
Ce plateau a été fabriqué entre 110 et 90 millions d’années. On n’en sait guère plus car il est difficile d’accès. Les comores. Mayotte n’est plus maintenant que le reste d’un édifice beaucoup plus grand qu’auparavant. Fonctionnement de l’océan indien. Premier temps : La première qui s’est créée va du sud-ouest au nord-est. Deuxième temps : S’ouvre secondairement une dorsale sud-ouest/nord et pendant que la première dorsale (de Wharton) continue son expansion. C’est le début de la subduction des îles de la Sonde. Troisième temps : Il y a ouverture de la troisième dorsale : la dorsale sud-est. Elle s’ouvre à partir du sud–est de l’Australie. Elle va rencontrer une autre dorsale et former le point triple de Rodrigue. En s’ouvrant, elle va réaliser la coupure de la « broken ridge » et donner le plateau des Kerguelen. Quatrième temps : La dorsale de Wharton s’éteint et commence à se faire avaler par la subduction des îles de la Sonde. L’atlantique nord. On peut observer de grands épanchements basaltiques, des poussières et des changements climatiques importants.
Un plateau océanique bouche l’atlantique et les eaux sont donc très salées. Les eaux de l’océan glacial arctique sont lourdes et s’enfoncent mais elles se trouvent bloquées par ce plateau. Quand le point chaud du Groenland arrive à la marge est du Groenland, il y a synergie avec la dorsale médio-Atlantique. C’est l’hyperactivité de cette dernière qui va fabriquer les îles Féroé. Quand le point chaud s’approche de la dorsale, il y a formation d’un second plateau, plus petit. Quand ce point chaud arrive sur la dorsale, il y a création du plateau océanique Islandais actuel. Les granites océaniques : Ce sont des roches trouvées dans un affleurement d’un volcan éteint et érodé de la péninsule de Rallier du Baty. C’est le plus grand gisement du monde. On estime que c’est moins de 1% du volume de basaltes qui donne le granit océanique : avec 1m3 (qui a le temps de se différencier) on peut faire 10 litres de granite alcalin. Le rendement est très faible, ce qui explique la faible fréquence d’apparition de ces granites (ainsi que le mode d’apparition : remontée de morceaux ou très forte érosion). La productivité globale du volcanisme (intraplaque et interplaque [dorsales et arcs]). Volcanisme et plutonisme de la Terre (en km3/an).
Parmi les roches plutoniques, les granitoïdes représentent des quantités mineures (<20%), il y a donc plus de gabbros que de granite.
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