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Dernière mise à jour : 07-Jan-2006 Nous sommes le 21-08-2008 ; il est 18:01 . |
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BGU 01, Chapitre 1 , Généralités.
I\ Les minéraux et la lumière.
A travers des milieux transparents, les rayons lumineux se propagent de façon rectiligne.
A l’interface entre deux milieux, le rayon lumineux incident subit des réflexions et des réfractions conformément aux lois de Descartes.
L’indice d’un milieu est I=C/V (C est la vitesse de la lumière dans le vide ; V est la vitesse de la lumière dans le milieu). I(air)=1 ; I(eau)=1,33 ; I(quartz)=1,55.
Les minéraux seront sous lame mince de 25µm d’épaisseur. Certains minéraux seront de couleur, d’autres seront incolores et les derniers seront opaques. Si la lumière est polarisée, il peut se produire que la couleur du minéral ne soit pas constante au cours d’une rotation de la platine du microscope. L’orientation du minéral change alors par rapport au polariseur.
La lumière qui traverse un milieu comme l’air, comme le verre, se propage à la même vitesse quelque soit sa direction : ce sont des milieux isotropes ou monoréfringents puisqu’un seul indice les caractérise.Avec un cristal de calcite, sur une feuille écrite, le texte apparaît en double : le cristal est traversé par deux rayons réfractés et donne donc deux images (cf. fig.3).
Beaucoup de minéraux sont biréfringents mais nécessitent l’utilisation d’un microscope polarisé pour être mis en évidence.
Dans un corps isotrope, on a un seul indice. Cela se représente par une sphère. Tous les minéraux cubiques sont isotropes (par exemple : le grenat).
Dans tous les corps anisotropes, la lumière se dédouble et se propage à vitesse différente. En étudiant la répartition dans l’espace de ces vitesses (donc les indices), on montre qu’à la sphère des milieux isotropes correspond un ellipsoïde dans les milieux anisotropes.
Si cet axe correspond à la plus grande valeur d’indice du minéral (Ng), l’ellipsoïde est uniaxe positif. Si cet axe correspond à la petite valeur d’indice du minéral (Np), cet uniaxe est négatif. Un minérale taillé orthogonalement à l’axe optique de son ellipsoïde se comportera comme un corps isotrope. Selon cette section, tous les indices sont identiques.
Tous les ellipsoïdes ne sont pas de révolution. Certains ont une forme quelconque et sont définis par leur grand axe (Ng), leur petit axe (Np) et par leur axe intermédiaire (Nm). Les trois indices sont perpendiculaires.
Lorsque Ng est bissectrice de l’angle aigu des axes optiques, l’ellipsoïde est positif. Quand Np est bissectrice de l’angle aigu formé par les axes optiques, l’ellipsoïde est dit négatif.
Les systèmes cristallins qui admettent un axe de symétrie d’ordre supérieur à 2 (systèmes hexagonal, quadratique, rhomboédrique) possèdent des ellipsoïdes uniaxes. L’axe optique coïncide avec l’axe de symétrie principal du minéral (cf. fig.6).
Les autres systèmes cristallins (orthorhombique, monoclinique, triclinique) possèdent des ellipsoïdes biaxes. Leur position dans le minéral est bien définie que dans le cas de l’uniaxe.
Pour le système monoclinique (un seul axe d’ordre 2) : la position d’un seul indice est fixée (1 des 3).
Pendant la confection de la lame, on peut imaginer que le plan recoupe l’ellipsoïde (fig.8). La section la plus générale est l’ellipse. Cette section possède un grand axe (N’g) et un petit axe (N’p) qui sont orthogonaux.
Ces deux axes seront le grand et le petit indice de la section. Leur valeurs seront intermédiaires entre le Ng et le Np du minéral. II\ Les minéraux observés au microscope polarisant.
Un microscope polarisant est un microscope normal avec trois particularités : - une platine tournante ; - deux lentilles supplémentaires (un polariseur dessous et un analyseur dessus).
C’est une expression impropre mais consacrée par l’usage. Cette lumière passe par le polariseur, arrive sur la lame… C’est simplement une observation sans analyseur.
L’observation en lumière polarisée se fait par ajout de l’analyseur : grâce à la lumière polarisée et analysée.
En une rotation complète de la platine, on constate que les minéraux s’éteignent quatre fois. Certains sont éteints en permanence : ce sont des minéraux cubiques et perpendiculaires à l’axe optique, ou des minéraux qui se comportent comme des corps isotropes. Figure 10 : Après le polariseur, la lumière est dans un plan. Dans chaque minéral anisotrope, la lumière se divise en deux rayons orthogonaux l’un à l’autre. La traversée de l’analyseur permet de récupérer les deux rayons qui vibrent en sens opposés. L’es vecteurs s’annulant, on ne devrait pas observer de lumière mais comme les deux rayons n’ont pas la même vitesse (l’un d’eux est en retard par rapport à l’autre), il n’y a pas vraiment opposition de phase ? un peu de lumière monochromatique est rétablie.
On constate qu’un maximum de lumière est récupéré lorsque N’g et N’p de la section sont disposés à 45° des plans du polariseur et de l’analyseur.
Aucune lumière ne passe lorsque N’g et N’p sont superposés aux plans du polariseur et de l’analyseur : on parle alors de minéral « éteint ».
Si on observe la lame en lumière blanche, des retards de phase pourront se produire pour toutes les longueurs d’onde. Ils sont fonction de la différence entre les indices de la section et l’épaisseur de la lame mince.
Considérons un cristal dont l’épaisseur varie :
III\ La croissance cristalline. Les minéraux sont des corps « purs » constitués d’atomes disposés en réseau. La métallurgie nous apprend qu’un minéral ne se constitue pas en un seul temps, mais ponctuellement sous forme d’un germe qui s’allonge atome par atome par un processus de nucléation.
Cette transformation se fait d’autant plus vite que la température est élevée et que la solution est sursaturée : c’est le cas des roches magmatiques.
C’est le cas des roches métamorphiques. Les processus de croissance sont plus complexes dépendent de :
Dans ce cas, les composants du système se déplacent vers les phases les plus stables (cristaux). Pendant le refroidissement du magma, la diminution de température est susceptible de déplacer certains équilibres au cours de la cristallisation. Figure 15 : La série isomorphique des plagioclases (le système Albite(Ab)/Anortite(An)).
Si la réaction va trop vite (volcanisme), les plagioclases sont zonés avec une zonation successive concentrique.
Les cas de diffusion sèche sont extrêmement lents et ne peuvent seuls expliquer les transferts de matières. Il faut faire appel à une phase fluide intergranulaire.
Les roches métamorphiques sont soumises à l’état de pressions anisotropes. La dissolution des minéraux est facilitée dans les points où il y a concentration de ces forces.
Les cristaux néoformés dans une roche magmatique et métamorphique peuvent être : La forme dépend de l’interaction de plusieurs mécanismes :
Selon la taille, les minéraux sont dotés d’un titre distinctif.
Si la vitesse de refroidissement est lente, les minéraux ont le temps de se développer : on a alors des phénocristaux.
On distingue :
IV\ Ordre de cristallisation. Généralement, un minéral 1, partiellement ou totalement inclus dans un minéral 2 est donné comme antérieur.
La composition chimique, pression, température sont les paramètres principaux qui définissent les ordres de cristallisation.
Selon la composition chimique du liquide, il y aura cristallisation de quartz (si le liquide est riche en quartz). 2 : plus d’albite. L’ordre de cristallisation n’est pas immuable ; il dépend de la chimie du magma.
L’albite et l’orthose constituent un système avec solution solide, mais, là, il existe un minimum (M) au niveau duquel le liquidus et le solidus se rencontrent. Remarque : c’est un système formé de deux courbes semblables à celle de la figure 15. Ce diagramme fonctionne comme deux diagrammes de plagioclases. Quel que soit le mélange initial, on observe après cristallisation totale, un seul feldspath ayant la composition du liquide initial. Mais en refroidissant, il y aura séparation des deux phases feldspathiques en dessous d’une courbe (le solvus).
Cette séparation à l’état solide est une exsolution et elle forme des perthites qui correspondent à des filets d’albite dans l’orthose. Ces inclusions sont présentes alors que les deux cristaux ont cristallisé en même temps.
Lorsque les minéraux qui se forment ont des densités supérieures à celle du liquide, ils chutent vers le fond du réservoir. S’ils sont moins denses, ils vont flotter dans la partie supérieure.
Cette séparation entraîne l’appauvrissement du liquide en certains éléments. On a deux conséquences :
Si le métamorphisme de contact est essentiellement le fruit d’une augmentation thermique, le métamorphisme général est lié aux orogènes et de ce fait indissociable d’une déformation pendant la différenciation
La figure de déformation la plus représentée est le pli. Il utilise la foliation et contribue à l’entretenir.
Ce phénomène de pression-dissolution est également responsable de la formation de foliation car elle permet le transfert de matière.
Ces minéraux sont souvent moulés par des schistes ou inclus dans des minéraux moulés par la pression-dissolution. Autour d’eux peuvent se former des ombres de pression dans lesquelles sont venus se cristalliser des éléments dissous sous forme de grains ou fibres (cf. fig.24). On parle aussi de « queue de cristallisation ».
Dans certains cas, ces queues peuvent être déformées car la déformation se poursuit. Par exemple, le quartz : déformé de façon souple, plastique, il montre une extinction dite roulante car le cristal ne s’éteint pas partout en même temps.
Ces minéraux se développent statiquement, dans des conditions de pression isotropes. Ils englobent sans modification, la schistosité (ils sont pœcilithiques) et ne sont pas nommés pareil (cf. fig.25).
La cristallisation est liée à la déformation de la roche : on a alors une rotation des minéraux trapus qui figent en grossissant la schistosité dans sa position de l’instant.
V\ Texture de roches magmatiques et métamorphiques.
La texture de ces roches reflète l’agencement des minéraux constitutifs selon leur grandeur et leur forme (refroidissement lent ou rapide du magma).
Tous les minéraux sont des grains visibles à l’œil nu ou à la loupe. Il y a absence de matière vitreuse, ce qui traduit un refroidissement lent du magma. Selon la taille des grains, on distingue :
- Texture microcristalline : on a de nombreux microcristaux, mais pas de verre
- Texture microlithique : les microcristaux sont en forme de baguette associés à du verre : refroidissement rapide.
Les microlithes sont visibles à l’œil nu mais les roches qui les portent sont sur la croûte océanique.
On a peu ou pas de cristaux. La viscosité du magma bloque la nucléation et il se forme un verre (obsidienne) toujours instable qui a tendance à cristalliser pour donner naissance à des sphérolithes (sphéroradiées).
- Texture granoblastique : les grains viennent du métamorphisme.
- Texture lépidoblastique : ces roches sont constituées par des feuillets (ex : micaschiste).
On parle, dans ce cas, de texture mylomitique. Ces roches sont constituées par des clastes fragmentés dans une matrice recristallisée, foliée ou rubanée.
VI\ Les classifications.
Cette classification permet de diviser les roches magmatiques en trois ordres hiérarchiques.
On considère 4 minéraux cardinaux placés au sommet d’un losange. (les feldspathoïdes sont déficitaires en Si) L’ordre = (Qz)/(somme des éléments blancs) (P + A +Quartz) Le groupe : (plagioclases)/(somme des feldspaths)
Ces éléments permettent d’identifier les principales séries magmatiques par leur différence pondérale (Na2O et K2O)/(Silice).
Ce sont des éléments mineurs, considérés en fonction de leur répartition dans la phase liquide et cristalline.
On a deux principaux types de métamorphisme.
Ce type de métamorphisme se développe localement, en profondeur. Les transformations sont dues à l’augmentation locale de la température sans déformation notable.
Il consiste en quatre principaux types de gradients progrades qui sont caractérisés par des paragenèses (associations) minérales stables aux conditions du lieu (température et pression).
C’est un métamorphisme haute température, basse pression (HT, BP). Il est caractérisé par une transition prograde Andalousite
C’est un métamorphisme haute température. On trouve une transition prograde : disthène?Silimanite (transformation uniquement sur des roches silico-alumineuses).
C’est un métamorphisme basse température, haute pression. Ce gradient est caractérisé par un assemblage de minéralogique de schistes à glaucophane (bleus) comme la lawsonite, la jadéite (pyroxène) et par le faciès des éclogites (roches caractérisées par la présence de grenat [disthène, omphacite]).
Il est caractérisé par un assemblage de minéraux contenant :
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